Michou… Michèle…Maman… Mamie…
Michou, pour la garde rapprochée, pour les intimes, pour les amis.
Michèle, pour les voisins du lotissement, Michèle de Conchis, celle des randonnées, de la gym, du yoga, du travail et des rencontres.
Maman, pour Vincent et Julien, pour Sandrine et Carole.
Mamie, pour Paul, Lilou, Julia et Manon.
Michèle est née le 12 août 1949, à Conchis, sur la commune de Genestelle. Evelyne et Francis l’avaient précédée au foyer de Paul et Agathe Dusserre.
Elle a grandi dans ce hameau qu’elle aimait profondément : Conchis, ce bout de monde entouré de nature, de forêts et de montagnes, où l’on apprend très tôt à observer, à marcher, à partager. Elle y retrouvait les copains, les cousins, les cousines… et aussi les voisins venus de Lyon, de Paris, de Marseille, de Savoie ou d’Alsace, tous réunis dans ce petit coin de paradis propice à l’évasion et à la simplicité.
L’adolescence dynamique et bien remplie. Pensionnaire à Villeneuve-de-Berg, puis au lycée Marcel Gimond à Aubenas, Michèle devient « Marianne » en mai 1968.
Maman Agathe veillait, attentive, et savait ramener sa fille à l’essentiel.
Déjà, l’envie de liberté était là : c’était l’époque où il était interdit d’interdire. Elle quitte le lycée avant la fin de l’année et entre dans la vie active, dans un cabinet comptable à Aubenas.
Mariée à Jean-Louis en 1972, maman de Vincent en 1975 puis de Julien en 1980, elle dirigera sa tribu avec assurance, organisation et ce sens pratique qui la caractérisait si bien. Chaque problème trouvait sa solution, chaque obstacle était l’occasion de montrer sa combativité.
En 1976, elle rejoint l’association Les Amis de Béthanie, où elle accomplira toute sa carrière professionnelle jusqu’en 2007, au sein des Ressources Humaines, avec sérieux, fidélité et respect des engagements.
Sa vie, fut remplie de moments simples et heureux :
les vacances à la mer, au camping de Beauregard, les repas partagés en famille, les grandes tablées avec les amis, les éclats de rire, les discussions sans fin.
Les innombrables balades sur les montagnes d’Ardèche et bien au-delà, souvent accompagnée d’Elf, les sentiers connus par cœur, le rocher d’Abraham, lieu fort et symbolique, où l’on s’arrête pour regarder, respirer et mesurer la chance d’être là.
Les enfants grandissent, prennent leur envol, construisent leur vie. Puis arrivent quatre petits soleils qui illumineront la sienne : Paul, Lilou, Julia et Manon.
Les “petits”, comme elle aimait tant les appeler.
En 2017, la maladie s’invite. Michèle avance, toujours. Pas après pas. Avec ce courage discret, cette solidité intérieure et cette détermination tranquille qui ont toujours été les siennes.
Ces quatre rayons de soleil lui donnent l’élan nécessaire pour continuer à marcher.
Deux années de rémission offrent une respiration, un espoir.
Espoir déçu, la maladie silencieuse revient et lui laisse encore une année de répit, qu’elle traverse à sa manière, sans se plaindre.
Elle disait de sa maman Agathe qu’elle était un bon petit soldat.
Nous savons aujourd’hui que Michèle appartenait à la même armée.
Sa vie fut riche, équilibrée, faite de travail, de fidélité, de bonheurs simples et vrais. Pour nous, elle restera un modèle de droiture, de constance et de courage.
En 2011, Le Chemin de Compostelle, du Puy en Velay à St Jean Pied de Port, a été une grande expérience et un immense Bonheur.
Aujourd’hui…. Tu es sur un autre chemin….
BUON CAMINO …. Mamie… Maman… Michèle… Michou…
ULTREÏA.